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Petrona Joseph s’entretient avec LE MIX

Vous avez sûrement eu la chance de croiser lors d’un événement Petrona Jacqueline Joseph, blogueuse mode et collaboratrice à l’émission Breakfast Television à CityTV.  Je suis sûre que vous avez constaté, comme moi, à quel point elle déborde d’énergie. Elle a littéralement les doigts dans toutes les sauces!

Petrona a une passion pour la vie et elle n’a qu’une envie, c’est de la partager avec vous. À travers tous les projets auxquels elle a participé, elle y laisse sa touche magique qui démontre que quand on veut, on peut. J’ai eu la chance de rencontrer cette beauté il y a un an et c’est tout un honneur de pouvoir vous la présenter.

Tu as été blogueuse à New York ainsi qu’à Montréal: il y a-t-il eu un moment où tu as regretté ce changement?

Pas du tout! Je suis américaine par naturalisation et bloguer à Montréal m’a servi d’exutoire lorsque je suis rentrée chez moi à New York, d’où le nom de mon blogue « Slayedit New York ». En raison d’une situation familiale, j’ai dû revenir à Montréal. Quand je suis rentrée, j’ai fait l’aller-retour entre Montréal et New York, jusqu’à une fois par semaine parfois. Donc, il n’y a rien à regretter. La vie m’a ramené à Montréal où je demeure à temps plein depuis les deux dernières années.

Quel conseil aurais-tu aimé recevoir lorsque tu t’es installée à Montréal?

Aucun conseil ne m’a jamais été donné à Montréal ou sur la vie montréalaise. Cependant, j’ai fréquenté un milliardaire durant ma vingtaine qui m’a dit: « Petrona, à Montréal, il faut environ 10 ans pour voir le fruit de ton travail, alors qu’à New York, tu verras les résultats tout de suite ». Il avait raison.

À Montréal, tu peux vivre tout en ayant les moyens de le faire, tu peux tomber en amour et décider de te caser. Par contre, ceci est un concept assez difficile pour moi, tant sur le plan personnel que professionnel. Il y a beaucoup d’argent à faire en tant que blogueur, mais je veux rester vraie à cet art et les agences de réseaux sociaux rendent le tout inauthentique.

J’aime le fait de publier quelque chose sur Instagram et de savoir que cela provient d’un processus organique. Le « like’’ qui en résulte est tout aussi réel. Il y a un joie immense derrière tout ça.

Il m’importe peu de voir les résultats monétaires de mon travail en ce moment. Je me sens finalement alignée avec l’univers et mon mandat sur terre. Tout ce qui doit arriver, arrivera.

Dis-nous en plus de ton expérience à l’émission Breakfast Television.

L’expérience que j’ai vécu durant Breakfast Television a été un tournant pour moi. Sachant que le segment mode a été le plus regardé depuis sa création m’a fait comprendre que le pouvoir de la passion peut générer une énergie qui se transmet dans tout ce que l’on veut accomplir dans la vie. J’ai quand même choisi de prendre du recul afin de me concentrer vers quelque chose de plus durable sur le long terme.

Plus tôt cette année, tu as été nommée « Anglophone Web Influencer » lors de la 1 ère édition du Dynastie Gala, comment t’es-tu sentie lors de la réception de cette annonce?

Au début, je pensais que c’était comme une organisation communautaire qui a choisi de me reconnaître pour le travail que j’ai réalisé dans la communauté noire. Ce n’est que quelques semaines plus tard que j’ai remarqué que j’ai été nommée parmi les meilleurs de l’industrie, tel que Candice Pantin, Marcus Troy et son frère Naskademini. C’est alors que j’ai commencé à m’énerver!

Je me demande toujours comment j’ai fini dans les grandes ligues parce qu’il y a tant d’influenceurs en ce moment. Je me suis alors rendue compte que je devais utiliser mon influence pour toucher le monde de manière plus forte. Donc, au lieu de me concentrer sur la mode et la visibilité des minorités dans le monde de la mode et à la télévision, j’ai alors mis l’accent sur la guérison en devenant une personne-ressource pour ceux qui ont du mal à trouver leur place à Montréal, comme cela a été le cas pour moi avant d’être une « influencer ».

Tu as été conférencière lors de différents événements et tu as servie de juge lors du Festival international de cinéma Vues d’Afrique, quel élément continue de te surprendre à chaque fois?

Je suis constamment surprise par la façon dont les gens réagissent en me rencontrant. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, alors je l’accepte avec plaisir et je laisse s’épanouir cet effet que je ressens. Je suis également surprise car je peux maintenant parler devant une foule. J’ai eu un C à l’Université Concordia dans l’un de mes cours qui portait sur le discours public, et jamais j’aurais cru avoir la confiance nécessaire pour parler devant de grandes foules.

J’ai même eu à faire une allocution devant le maire Coderre durant le festival, ce qui a été une expérience surréaliste pour moi.

J’ai pris très au sérieux mon rôle de juge de la catégorie Droits de l’Homme pour Vues d’Afrique. Et ceux qui me connaissent savent que je lutte toujours pour les opprimés.

C’est pourquoi je donne constamment le maximum.

Ton premier livre sera publié sous peu: à quoi peut-on attendre exactement?

J’ai fait le pré lancement de mon livre qui sera publié à l’automne. Vous pouvez vous attendre à « la réalité ». J’inclus toujours une dose de réalité à toute conversation; en fait, le livre sera comme une conversation entre mes lecteurs et moi.

Le livre touche la dépression, et depuis, beaucoup de personnes ont choisi de partager leur lutte avec moi. Je ne m’attendais pas à générer autant d’intérêt. Le livre a évolué depuis le pré lancement; je suis impatiente de voir jusqu’où cela ira.

Penses-tu que les choix que tu as fait ont contribué à façonner ta carrière telle qu’elle est maintenant et il y a-t-il autre chose que tu aurais pu faire?

J’aurais étudié quelque chose d’autre à l’université, car même après 30 000 $ de dettes d’études, je n’ai rien à offrir. J’aurais du m’inscrire en droit dans une école à l’extérieur du Québec pour étudier en anglais, mais la peur m’en a empêché. Donc, mon plus grand regret est d’avoir quitté la faculté de droit. Je voulais et je veux toujours être avocate. Donc, je pense qu’après avoir rédigé quelques livres, et avoir fondé une famille, la troisième moitié de ma vie sera consacrée à un retour en faculté de droit.

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi maintenant que ton livre sera officiellement publié?

Je veux avoir des enfants et être une femme au foyer pendant un certain temps. J’ai assez voyager et donné ma contribution à divers projets, pour me permettre cette pause. Une fois que j’aurais eu des enfants, je pourrais revenir sur le marché. J’assisterais à plus d’événements en tant que conférencière. Et j’ai finalement lancé mon programme de mentorat sur la responsabilisation.

Le livre de Petrona sera officiellement publié cet automne. Gardez un œil pour ne pas manquer la chance de vous en approprier une copie!

 

 

 

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